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La sécurité des croyants: une perspective méthodiste libre

Il fut un temps où le fait d’être « pour » ou « contre » la sécurité éternelle était un point majeur d’identité  pour de nombreux chrétiens.  Aujourd’hui, par contre, pour un nombre grandissant de personnes, cela n’est plus une question qui empêche la fraternisation dans le Corps de Christ.  Ce document tente de clarifier comment le méthodisme libre (selon la tradition wesleyenne) comprend la direction générale concernant la vérité biblique sur la « sécurité » des croyants.

Alors que les méthodistes libres respectent la perspective différente de la partie des chrétiens qui croient à la sécurité inconditionnelle des vrais croyants, ils ne croient pas (ni ceux qui partagent la pensée wesleyenne) que ceux qui ont confiance en Jésus soient dans l’insécurité et constamment en danger de « perdre leur salut ».

La question de la “sécurité éternelle” ou “la persévérance des saints” provient d’une série de perspectives sur le salut qui existaient déjà et qui ont été discutées depuis plusieurs siècles.

Un des points de vue dit que la Bible enseigne que Dieu est le seul agent souverain pour le salut et, dans des cas extrêmes, que même la partie « œuvre » du salut est secrète et entièrement l’œuvre de Dieu dans la personne qui est sauvée.     

L’autre perspective dit que la Bible enseigne que le salut, quoiqu’il découle entièrement de la grâce de Dieu, est quand même un projet et un processus de coopération dans lequel Dieu est le partenaire supérieur et la personne humaine qui est sauvée est inférieure, tout en demeurant un partenaire crucial.  

Cette compréhension de l’enseignement biblique dit que le salut est causé uniquement par la grâce, mais qu’il doit être accepté librement, sans résistance, et qu’il doit être suivi par la coopération des humains (par une grâce habilitante).  (See Roger E. Olson, The Mosaic of Christian Belief:  Twenty Centuries of Unity and Diversity (InterVarsity Press, 2002), spécialement pp. 278-280.]

Le tableau suivant est une adaptation de l’oeuvre d’un penseur nazaréen (Dennis Bratcher) et d’un wesleyen (Keith Drury) où on compare deux confessions religieuses sœurs en clarifiant notre position concernant le rôle de Dieu dans le salut ainsi que quatre autres perspectives différentes sur le sujet. 

“TULIP” Le calvinisme comparé aux perspectives wesleyennes

Les colonnes 1 & 2  © Dennis Bratcher   /   La colonne 3 est de Keith Drury

http://www.cresourcei.org/tulip.html  /  http://www.indwes.edu/tuesday/triumph.htm

Note de la traductrice:  L’acronyme utilisé en anglais (TULIP) n’est pas du tout pertinent en français.

 

  John Calvin
Basé sur Augustin
John Wesley
Basé sur Arminius
Pensée wesleyenne

(légèrement adaptée de

 Keith Drury)

T La dépravation totale – Les êtres humains sont si affec-tés par les conséquences négatives du péché originel qu’ils sont incapables d’être justes et demeurent des pécheurs incapables de changer.  La liberté humaine est si totalement soumise au péché que nous ne pouvons que choisir le mal. La privation – Les êtres humains sont pécheurs et privés de Dieu.  Ils sont incapables (privés de) d’être honnêtes par eux-mêmes.  Toutefois, ils ne sont pas pécheurs de façon irréparable et ils peuvent être transformés par la grâce de Dieu.  La grâce prévenante de Dieu restaure la liberté de choix à l’humanité.

 

La dépravation totale –

Les humains sont totalement dépravés, mais Dieu a pourvu sa grâce prévenante à tous afin que chaque homme et chaque femme puisse chercher et trouver Dieu.

 

U L’élection inconditionnelle (Prédestination) 

Vu que les êtres humains ne peut choisir par eux-mêmes, Dieu, par son décret éternel, a choisi et élu certains d’entre eux pour qu’ils soient comptés comme justes, sans mettre aucune  condition à cette élection.

L’élection conditionnelle – Dieu a choisi que toute l’humanité soit juste par sa grâce mais il nous a appelés à accepter cette grâce en utilisant notre liberté qui a été restaurée par Dieu, comme condition de notre élection. 

 

L’élection conditionnelle –

Avant la fondation du monde, Dieu a choisi que tous les humains soient sauvés mais la plupart refusent son offre.  

 

L La rédemption limitée – Les effets de la rédemption, par laquelle Dieu a pardonné à l’humanité pécheresse, ne sont accessibles qu’à ceux qui ont été choisis.   La rédemption illimitée – Les effets de la rédemption sont disponibles gratuitement à tous ceux qu’Il a choisis en Jésus-Christ, ce qui inclut tous les humains « qui le voudront bien ».

 

 

La rédemption limitée – La rédemption de Christ est ouverte à toutes les personnes du monde et n’est limitée que par notre

refus d’être sauvé.

I La grâce irrésistible – La grâce que Dieu offre aux humains pour effectuer leur élection ne peut être refusée puisque cela a été décrété par Dieu. 

 

La grâce résistible – La grâce de Dieu est gratuite et offerte sans qu’on la mérite.  Toutefois, les humains ont reçu la liberté de Dieu et peuvent refuser sa grâce. 

 

 

La grâce irrésistible – La grâce « ordinaire » (et la grâce prévenante) de Dieu sont offertes par Dieu à tous dans le monde et elle est irrésistible.  Mais la grâce du salut peut être refusée par un cœur endurci, entêté.

 

P La persévérance des saints –  Vu que Dieu a prédestiné les élus et qu’ils ne peuvent résister à la grâce, ils sont assurés de leur salut, de façon inconditionnelle et éternelle. 

 

 

L’assurance et la sécurité – 

Il y a de la sécurité dans la grâce de Dieu qui permet l’assurance du salut.  Mais cette sécurité est en rapport avec notre fidélité continue.  Nous pouvons quand même défier Dieu et le rejeter.

 

La persévérance des saints – Une fois sauvée, une personne sera toujours sauvée à moins que par une rébellion défiante, continuelle et voulue, elle refuse la grâce de Dieu et choisit l’apostasie.

Quoique relativement rare chez les personnes sauvées, l’apostasie est possible.  

 

 

 

 

Voici un sermon offert sur ce sujet par un Pasteur/enseignant méthodiste libre.

Les croyants sont-ils assurés de leur salut éternel?

John W. Vlainic

Une des questions qui depuis longtemps divise les grandes familles de la chrétienté est la sorte de tension qui est impliquée en rapport avec la façon que les deux passages bibliques, qui ont été lus ce soir, sont résolus.  Avez-vous perçu le semblant de contradiction?

Jean 10.27-29         

« Mes brebis entendent ma voix.  Moi, je les connais, et elles me suivent.  Je leur donne la vie éternelle : elles ne périront jamais, et personne ne les arrachera de ma main.  Mon père, qui me les a données, est plus grand que tous; et personne ne peut les arracher de la main du Père.  Moi et le Père, nous sommes un. »

II Pierre 3.17 

« Vous donc, bien-aimés, qui êtes prévenus, soyez sur vos gardes, de peur qu’entraînés par l’égarement des impies, vous ne veniez à déchoir de votre fermeté… »

Une des grandes familles de chrétiens enseigne qu’un vrai chrétien ne peut perdre son salut.  La famille d’églises à laquelle nous appartenons ici enseigne que quoique que cela n’est absolument pas nécessaire, un chrétien peut aller aussi loin que de briser sa relation avec Jésus.  Il y a des chrétiens que je respecte et qui se situent des deux côtés de cette discussion.                        

En général, les tenants de cette première façon de penser enseignent une certaine combinaison de ce qui suit:

  1.    Celui qui est vraiment né de Dieu (né de nouveau) ne sera pas perdu éternellement même s’il devait s’enfoncer dans le péché et mourir dans ses péchés.
  2.    Si une personne commet des péchés après avoir proclamé être chrétienne, cela supposerait qu’elle n’a jamais vraiment été sauvée.  
  3.      La personne qui rétrograde après avoir été sauvée sera éventuellement ramenée par Dieu avant de mourir.  

Pourquoi les gens enseignent-ils qu’un vrai Chrétien ne peut perdre son salut? 

  1.    Premièrement, parce que des passages des Écritures, tels que ceux qui sont mentionnés ici, parlent de la sécurité du croyant (i.e. Jean 10.27‑29; Jean 6.39-40).
  2.    Deuxièmement, parce que le système de pensée dominant dans ces cercles religieux est ancré dans la présupposition que les humains ne peuvent gagner (mériter), recevoir, ou maintenir leur salut.  Donc, tout échec de la part d’une personne sauvée qui ne se rendrait pas à la vie éternelle deviendrait un échec de la part de Dieu, puisque c’est Dieu qui détermine qui sera sauvé, et étant que c’est Lui qui accorde le don irrésistible du salut.  (Ces enseignements sont habituellement encouragés par les personnes qui ont été influencées par un réformateur du 16e siècle, Jean Calvin.)  (Tout comme cela a parfois été le cas dans notre tradition, tous les groupes chrétiens ont, à certains moments, lu la Bible à la lumière des croyances qu’ils chérissaient plutôt que le contraire.)
  3.    Une troisième raison, je croirais, serait cette forme de revivalisme qui évoluait dans certains cercles de chrétiens où on semblait s’attendre à ce qu’on perde son salut entre les grands rassemblements et qu’on devait recommencer à zéro au prochain rassemblement.  

Le mot « rétrograder » était un terme commun dans ces regroupements. Il s’agit probablement d’une légende, mais on a rapporté que certaines personnes avaient même témoigné en disant « Gloire à Dieu!  Je suis sauvé, sanctifié, et rétrogradé (…) »

Maintenant, si vous avez capté le point de vue biblique quant à la manière qu’un chrétien doit vivre et grandir en Christ et, si vous avez observé un mouvement, qui dans ses pires moments, semblait presque suggérer qu’on devait perdre son salut entre les grands mouvements évangéliques ou les camps chrétiens, vous commenceriez sans doute à insister sur le point que les vrais croyants ne passent pas leur temps à perdre et regagner leur salut!  Je dis cela pour indiquer que je suspecte que des excès de chacun des deux camps ont contribué à produire de telles distorsions dans l’autre!

Et que devrions-nous donc penser concernant le point de vue qui affirme qu’un vrai chrétien, quoiqu’il puisse faire, ne peut perdre son salut?

 

Et bien, commençons tout d’abord par affirmer qu’il y a une grande part de vérité dans cette perception.  La Bible ne présente pas la vie chrétienne comme quelque chose que vous perdez et regagnez constamment.  La Bible nous enseigne qu’on doit faire confiance à Dieu et croire qu’il est capable de pourvoir à tous nos besoins afin que nous puissions vivre et grandir en Jésus durant toute notre vie.  La Bible affirme que rien dans toute la création ne peut nous séparer de l’amour de Dieu en Jésus.  La Bible ne nous enseigne pas l’insécurité. 

Il y a cependant de graves problèmes lorsque l’extrême est atteint et lorsqu’on enseigne que les vrais croyants ne peuvent absolument pas « cesser d’être sauvés ». 

Il y a toutefois de sérieux problèmes lorsque les extrêmes sont atteints où on enseigne que les vrais croyants ne peuvent absolument pas perdre leur salut.  Voyons-en quelques-uns.

  1.   Le point de vue de la sécurité inconditionnelle (en sécurité quoique vous fassiez) ne prend pas au sérieux les passages bibliques qui nous avertissent de ne pas retomber dans le péché et qui assument donc qu’il y a une possibilité de « rétrograder ».

À ces personnes, nous pourrions peut-être ajouter que Paul fait référence à la perte de plusieurs parmi le peuple choisi de Dieu, Israël, dans I Corinthiens 10, et à la possibilité pour lui-même de ne pas persévérer jusqu’à la fin.

Le problème numéro 1 est donc que quoiqu’il y ait plusieurs passages qui présupposent la sécurité du croyant, il y a énormément de versets qui disent clairement que ceux qui ont déjà été des croyants peuvent en venir à ne plus avoir confiance au salut en Christ, et ne jouissent pas de cette relation salvatrice.  Notons aussi toutefois que lorsqu’on lit ces versets, on n’a pas l’impression que les croyants peuvent devenir incroyants.    

  1.       Un deuxième problème majeur concernant cette façon extrême de voir sur la sécurité du croyant est que ce système de pensée néglige la partie importante que la Bible nous rappelle continuellement, qui souligne que les humains ont un rôle à jouer dans le maintien de leur salut.  

 

Ce point de vue met tellement l’emphase sur la souveraineté de Dieu qu’il laisse de côté le fait que dans son plan souverain, Dieu a choisi de donner aux humains la responsabilité de maintenir et cultiver le don gratuit du salut grâce à la force qu’il nous donne.  Voir Philippiens 2.12-13 où il dit :

“Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement…  Car c’est Dieu qui opère en vous le vouloir et le faire selon son dessein bienveillant.”

 

La Bible elle-même est claire à ce sujet.  C’est Dieu qui est l’initiateur et le pourvoyeur de tout ce qui est en rapport avec le salut.  Mais la Bible affirme aussi qu’il a aussi décidé de se limiter à travailler avec nous.  Cela est d’ailleurs bien documenté.

Un problème de plus qui se présente à cause d’un point de vue extrême est que parmi ceux qui mettent cela de l’avant, le « salut » a été pensé seulement comme quelque chose que Dieu fait à une personne, plutôt qu’en tant que relation qui pourrait être amoindrie ou même brisée. Mais, Paul peut parler aussi bien d’attrister le Saint-Esprit que « d’éteindre » le Saint-Esprit.  

La famille de l’église dans laquelle le point de vue de la sécurité inconditionnelle a été créée et promue ne voyait pas la vie en Christ tellement comme une relation entre des personnes, mais plutôt comme quelque chose de judiciaire qui vous est « fait ».  Mais la Bible dit clairement que quoiqu’il y ait un élément judiciaire, être un chrétien est d’être dans une relation interpersonnelle vivante de confiance personnelle.  Et les relations, par définition, peuvent être endommagées et même brisées, même lorsqu’une des parties désire désespérément que la relation continue.

Comme dans plusieurs questions difficiles, la vérité doit sûrement se trouver entre les extrêmes et les erreurs des deux côtés.  Laissez-moi vous parler des deux lacunes.

La première lacune est un point de vue que lorsque vous êtes vraiment sauvée, vous ne pouvez jamais retomber et ne pas aller au ciel.  L’assurance peut prendre l’une de deux formes. Une de ces formes est simplement la promesse que si vous tombez profondément dans le péché et que vous mourez dans vos péchés, vous serez quand même sauf.  Et l’autre forme est que d’une manière ou l’autre, Dieu vous ramènera à lui avant que vous mouriez (ou il vous tuera avant que vous n’alliez trop loin.)  

La deuxième lacune est une sorte d’enseignement où on s’attend presque à ce que vous rétrogradiez et à ce que vous perdiez votre salut. Cela vous donne une sorte d’impression que votre relation avec Dieu est si précaire que vous êtes constamment en train de vérifier votre pouls et de vous demander, « Est-ce que j’ai déjà perdu mon salut?… Est-ce que je l’ai déjà perdu? »

Nous trouvons donc qu’un des deux points de vue extrêmes a une vision défectueuse des humains (ce point de vue prive les gens du libre choix que Dieu nous donne et de la responsabilité de maintenir la relation avec Dieu.  Alors que l’autre point de vue a aussi une vision défectueuse de Dieu (une vision de Dieu qui le présente comme un souverain distant qui n’attend que ça, que vous trébuchiez).  Comme nous l’avons déjà vu, ni l’un, ni l’autre ne représente une vision équilibrée dérivée des Écritures dans l’ensemble. 

Le meilleur sommaire que je puisse trouver pour résumer tout cela serait les paroles de la deuxième épître de Pierre, au chapitre 1, versets 3-11.

« 3 Sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, en nous faisant connaître celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu.  4 Par elles, les promesses les plus précieuses et les plus grandes nous ont été données, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde, par la convoitise.  5 À cause de cela, même, faites tous vos efforts pour joindre à votre foi la vertu, à la vertu, la connaissance, 6 à la connaissance la maîtrise de soi, à la maîtrise de soi la persévérance, à la persévérance la piété, 7 à la piété la fraternité, à la fraternité l’amour.  8 En effet, si ces choses existent en vous et s’y multiplient, elles ne vous laisseront pas sans activité ni sans fruit pour la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ; 9 mais celui qui ne les possède pas est un aveugle, il a les yeux fermés, il a mis en oubli la purification de ses anciens péchés.  10 C’est pourquoi, frères, efforcez-vous d’autant plus d’affermir votre vocation et votre élection ; en le faisant, vous ne broncherez jamais.  11 C’est ainsi que vous sera largement accordée l’entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. »

Remarquez que le verset 3 dit clairement que le salut n’est pas quelque chose que nous, les humains créons puisque «Sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété. »  Toutefois, notre auteur sait que les dons divins (voir les qualités de caractère énumérées aux vv. 5-7) sont des réalités et les croyants doivent « faire tous les efforts possibles » pour les intégrer dans leur marche chrétienne.  Même si le salut n’est pas quelque chose d’origine humaine, nous avons une certaine responsabilité.  Le verset 8 réitère ce souci, qui fait ressortir le besoin d’avoir réellement ces qualités et de les faire grandir en nous.  Finalement, les versets 10-11 nous annoncent les résultats de cet avoir et ce faire grandir : « Vous ne broncherez jamais » (v. 10) et nous aurons droit à « l’entrée dans le royaume éternel » (v.11).  Le salut, en tant que don divin et aussi le fait que notre coopération est requise relient ces deux points ensemble.    

Donc, la Bible n’enseigne pas plus une sécurité inconditionnelle où, lorsque vous êtes devenu croyant, tout est parfait, qu’importe ce que vous devenez, ni un salut qui est si précaire que vous pourriez le perdre à tout moment.  Non, la Bible connaît et parle d’un salut qui est une relation de confiance dépendante (un autre mot est ‘croire’), une relation entre une personne libre (vous et moi) et une personne très fidèle (Dieu).  Et, à cause de leur nature même, ces relations peuvent être endommagées et brisées; elles peuvent aussi être approfondies et renforcées.

Nous avons donc cette liberté horrible de cesser de dépendre de Dieu et de lui faire confiance, mais nous bénéficions aussi de cette liberté bénie de continuer de dépendre de Dieu et de lui faire confiance, permettant à ce Dieu fidèle de nous fortifier et nous garder grâce à son Esprit, ce qui nous assure la sécurité de ne plus avoir à tomber. 

À celui qui peut vous préserver de toute chute et vous faire paraître devant sa gloire, irréprochables dans l’allégresse, à Dieu seul, notre Sauveur, par Jésus-Christ notre Seigneur, soient gloire, majesté, force et autorité dès avant tous les temps, maintenant et dans tous les siècles!  Amen! (Jude 24-25)

 

Résumé

Croyons-nous à la sécurité éternelle des croyants?

  1.   Nous croyons que Christ est fidèle et que nous sommes en sécurité lorsque nous suivons Jésus.  

Mais nous croyons aussi que, selon plusieurs passages de la Bible, les êtres humains, qui portent l’image de Dieu (qui inclut le don stupéfiant de la liberté), peuvent parfois changer et passer de « croyants » à « incroyants », après avoir fait une longue série de décisions selon leur volonté (et non à cause d’un acte ou d’actes impulsifs).  Cela ne doit pas nécessairement se produire, mais la Bible parle de certaines occasions où, en exerçant la liberté humaine, cette tragédie se produit. 

Il est donc correct d’affirmer que les croyants sont en sécurité en Christ et en même temps, d’être conscients du fait qu’une longue série de mini décisions (de non croyance) peut s’accumuler et développer un momentum qui pourrait faire en sorte que nous ne suivrions plus Jésus.  Un point de vue biblique bien équilibré retient ces deux vérités (ensemble).  

Autres lectures:

Keith Drury, Christian Security at http://www.cresourcei.org/security.html.  Drury est professeur à Indiana Wesleyan University.

J Grant Swank, Jr.  Eternal Security Is Only For Those Who Obey at http://www.angelfire.com/il/sonlight/EternalSecuritySwank.html.  Swank est un pasteur nazaréen.

P. Matthew Pinson, ed.,  Four Views on Eternal Security  (Zondervan, 2002).

  1.  Howard Marshall, Kept By The Power of God: A Study of Perseverance and Falling Away  (Bethany House Publishers, 1969).

Robert Shank, Life in the Son:  A Study of the Doctrine of Perseverance (Bethany House Publishers, 1989).

Roger E. Olson,  « Don’t Hate Me Because I’m Arminian, »  Christianity Today  (Sept 6, 1999). pp. 87-94. 

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