La maladie mentale

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Définition
La maladie mentale est une condition médicale qui provient du mauvais fonctionnement biochimique du cerveau. 

Types de maladies mentales
Plusieurs types de maladie mentale existent. Les types les plus communs sont les suivants:

  • Désordres causés par l’anxiété (Désordre général de l’anxiété, Syndrome du stress post-traumatique, Désordre compulsif obsessif, Désordre de la panique, Désordre de l’anxiété sociale, Phobies spécifiques)
  • Désordres de l’humeur (Dépression, Désordre bipolaire)
  • Désordres psychotique (Schizophrénie, Schizo-affectif, Désordre affectif, Court épisode psychotique)
  • Désordres reliés à la nourriture (Anorexie, Boulimie, Excès de nourriture)
  • Désordres de la personnalité (Comportement limitrophe, Narcissiste, Antisocial)
  • *cette liste n’est pas exhaustive.

Les causes de la maladie mentale
Les causes exactes de la maladie mentale sont inconnues. Toutefois, les recherches indiquent que des facteurs biologiques et/ou psychologiques, et/ou des facteurs sociaux peuvent conduire à la maladie mentale.

  • Les facteurs biologiques peuvent inclure: un débalancement de la chimie du cerveau (neurotransmetteurs), la génétique/l’hérédité, les infections, les traumatismes à la naissance (par exemple, manque d’oxygène au cerveau), l’abus de substances nocives, mauvaise nutrition.
  • Les facteurs psychologiques peuvent inclure: une perte subie à un très jeune âge, la négligence, l’abus (émotionnel, physique, ou sexuel).
  • Les facteurs sociaux peuvent inclure: une mauvaise situation financière, l’exposition à la violence, l’isolation, la séparation d’une famille.

La cause de la maladie mentale d’une personne peut résulter surtout de l’un des facteurs ‘bio-psycho-sociologiques’ mentionnés plus haut. Par exemple, la schizophrénie provient surtout d’un débalancement biochimique, tandis que les désordres de la personnalité semblent provenir de facteurs psychologiques. Par contre, la maladie mentale peut aussi résulter d’une certaine combinaison de ces trois secteurs de l’ensemble bio-psycho-social. Bien que le fait de démontrer certains facteurs de risque puisse prédisposer une personne à souffrir de maladie mentale, aucune situation n’est un dogme en soi. Par exemple, un individu qui a une histoire familiale de maladie mentale peut avoir un risque de développer une maladie mentale (due à la génétique/à l’hérédité); et là aussi, l’histoire familiale n’offre aucune garantie. De même, ceux qui n’ont aucun historique de maladie mentale peuvent en développer une. 
La maladie mentale ne fait aucune discrimination; elle affecte des personnes de tout rang social, d’ethnicité, de genre, et d’environnement familial. En résumé, personne n’est immunisé contre cette maladie.

Le diagnostic
Un peu comme pour les maladies physiques, les maladies mentales peuvent être diagnostiquées et traitées.  Les professionnels de la médecine utilisent un ensemble de critères spécifiques pour obtenir un diagnostic concernant la nature des symptômes, la durée de temps de ces symptômes chez les patients, et la possibilité d’éliminer toute autre cause, ou condition médicale. Un des facteurs critiques, lorsque le patient reçoit un diagnostic de maladie mentale, est le degré d’impact sur sa qualité de vie et sa capacité d’accomplir ses fonctions journalières. Pour la personne qui reçoit un diagnostic de maladie mentale, cela constitue une composante critique sur le degré d’impact sur la qualité de sa vie et sa façon de faire ce qu’elle a l’habitude de faire. Enfin, à quel point ses symptômes sont-ils débilitants? S’il est important de noter que le diagnostic et les hypothèses présumées peuvent aider à établir un traitement, il est bien connu que cela peut aussi comporter des stigmates pour le patient, ce qui pourrait être nocif pour le retour à la santé de l’individu.

Les traitements
Pour un recouvrement optimal de la santé mentale, certains traitements peuvent inclure une médication à court ou long terme, prendre soin de soi, voir un psychologue, et bénéficier du soutien de la famille/communauté. Quoique la maladie mentale puisse être difficile à traiter (vu que chaque cas doit être évalué de façon individuelle), les recherches médicales et l’historique du patient peuvent fournir des directives utiles. Par exemple, une dépression légère ou modérée peut réagir positivement à des rencontres avec un conseiller et un changement de style de vie, tandis qu’une dépression sévère nécessite souvent une médication avant même de pouvoir profiter des bénéfices d’un conseiller ou d’autres formes de traitement.

Le prognostic
En accordant des formes de soutien efficace, les perspectives pour une personne vivant avec une maladie mentale peuvent être assez optimistes. Souvent, la personne peut revenir à un niveau similaire à celui qu’elle avait quant à ses activités journalières avant d’avoir vécu cette vie pré-symptomatique. De plus, l’individu peut réaliser que son espoir dans l’avenir augmente et ressentir une satisfaction importante concernant sa vie, même si sa maladie mentale exige qu’il/elle n’arrête jamais d’être sous médication. Consulter quelqu’un et prendre soin de soi sont aussi des moyens efficaces à longs termes qui doivent être inclus pour que la personne recouvre sa santé. De plus, les personnes qui vivent au sein de familles/communautés bien informées et qui ont de la compassion semblent mieux s’en sortir que celles qui vivent sans un tel soutien.  

Même avec un tel potentiel d’optimisme pour l’avenir, pour ceux qui vivent avec la maladie mentale, on peut quand même noter que les statistiques démontrent que ces personnes sont plus à risque qu’on prenne avantage d’elles durant leurs vies et même qu’elles ont un potentiel élevé de se suicider. 

Les statistiques
Selon le site web de l’Association canadienne pour la santé mentale (ACSM), (novembre 2013):

  • 7 millions (20%) de Canadiens feront l’expérience de la maladie mentale durant leur vie.
  • Approx. 8% des adultes vivront une dépression majeure à un moment de leur vie.
  • Environ 1% des Canadiens subiront un désordre bipolaire (ou «maniaco-dépressif).
  • La schizophrénie affecte 1% de la population canadienne.
  • Les désordres d’anxiété affectent 5% de la population au complet, et ils causent des dommages importants.
  • Le suicide est la cause de 24% de tous les décès chez les jeunes de 15 à 24 ans et de 16% chez les personnes de 25 à 44 ans.
  • Le suicide est l’une des pires causes de la mortalité aussi bien chez les hommes que chez les femmes, de l’adolescence à l’âge moyen.
  • Le taux de mortalité dû au suicide parmi les hommes est 4 fois plus élevé que chez les femmes.
  • Presque la moitié (49%) des personnes qui croient avoir souffert de dépression ou d’anxiété n’ont jamais consulté un médecin au sujet de ce problème.
  • On estime que 10 à 20% des jeunes Canadiens sont affectés par une maladie ou un désordre mental. À l’échelle de la planète, il s’agit donc du groupe de désordre le plus invalidant.
  • Aujourd’hui, 5% des jeunes mâles et 12% des jeunes femelles de 12 à 19 ans ont fait l’expérience d’un épisode de dépression majeure.
  • Au Canada, le nombre total des jeunes de 12 à 19 ans qui risquent de développer une dépression est donc plus ou moins de 3.2 millions.
  • Une fois que la dépression est identifiée, l’aide peut faire une différence pour 80% des personnes qui sont affectées en leur permettant de reprendre leurs activités régulières.
  • Le taux de suicide chez les jeunes, au Canada, est le troisième plus haut taux de suicide dans le monde industrialisé. (4,000 Canadiens, âgés de 15 à 24 ans meurent prématurément chaque année en se suicidant.)
  • La Schizophrénie est la maladie qui déshabilite le plus de jeunes puisqu’on estime qu’elle affecte 1 personne sur 100 du groupe d’âge de 16 à 30 ans.
  • Au Canada, seulement 1 enfant sur 5 qui a besoin de services médicaux de santé mentale en reçoit.

Selon le site web de la Commission sur la santé mentale du Canada (Novembre 2013) :

  • 46% des Canadiens croient que la santé mentale est utilisée comme excuse pour un comportement inadéquat.
  • 11% des Canadiens souffrant de maladie mentale sont réadmis à l’hôpital moins de 30 jours après leur sortie.
  • À chaque année, au Canada, une personne sur cinq expérimente un problème de santé/maladie mentale, ce qui coûte à l’économie bien au-delà de $50 milliards.
  • On estime que 25-50% des personnes itinérantes peuvent vivre avec un désordre de santé mentale, et l’itinérance peut réduire de 20 ans l’espérance de vie d’une personne.
  • Un hébergement de soutien ne coûte que $13,000 à $18,000 par année, alors que les coûts sont bien plus élevés si les personnes sont incarcérées en prison ou envoyées dans des hôpitaux psychiatriques. Ces coûts se situent entre $66,000 et $120,000 par année.

Ressources sur la santé mentale sur le Web

Association canadienne pour la santé mentale :  http://www.cmha.ca/fr/ 
Le Rapport annuel 2012-2013 : /#.Uq8ZMeKOeK4
www.mentalhealthcommission.ca

Commission de la santé mentale du Canada
www.mentalhealthcommission.ca/English/node/724?terminitial=39
www.mentalhealthcommission.ca/Francais/document/1064/changer-les-orientations-changer-des-vies-strat%C3%A9gie-en-mati%C3%A8re-de-sant%C3%A9-mentale-pour-l?terminitial=39

www.christianitytoday.com/le/2011/spring/throughglass.html

www.amysimpsononline.com/category/mental-health/

http://www.focusonthefamily.ca/pastors/mental-health-and-the-ministry

http://www.mpuuc.org/mentalhealth/MentalHealthInformationforMinisters.pdf

www.depressionoutreach.com/

www.reconnect.hk

www.webmd.com

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